Lieu magnétique, vibrant des turbulences du Rhône et du mistral, et plus que jamais dédié à l’art contemporain, le musée Réattu se vit depuis longtemps à la fois comme un laboratoire et une chambre d’écho pour une ville au patrimoine de légende.
Renouant avec le projet imaginé par Jacques Réattu de faire du Grand-Prieuré un lieu de résidence pour les artistes, il mène depuis 1981 une politique active d’aide à la création en privilégiant la commande publique, à travers une programmation d’expositions temporaires étroitement liées à la constitution des collections.
Les fabuleux volumes de vide des salles romanes du cloître Saint-Trophime, qui fut pendant des années le véritable laboratoire d’un dialogue avec l’esprit des lieux, ont résolument orienté cette politique d’incitation à la création vers la sculpture, en regard de la dimension monumentale de la ville.
Etendues à d’autres champs, et notamment au medium photographique, ces invitations successives
ou croisées ont – grâce à l’accord passé avec l’artiste – donné naissance à une collection singulière, qui ne ressemble à aucune autre, qui mélange les genres, la géographie à l’histoire et les sciences naturelles à la philosophie. Quelque chose en somme comme une horticulture, porteuse de nouveaux chapitres de l’histoire d’Arles et de l’art contemporain.
